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Nucléaire en Belgique

Survol de Tihange : le risque zéro n’existe pas

6 avril 2011

Depuis le début du développement de l’aéroport de Liège, le survol régulier des centrales de Tihange par les avions atterrissant sur la piste de Bierset pose question. Un accident aérien affectant le site ou ses abords, mais ayant des répercussions dommageables sur le fonctionnement de ces centrales, est peu probable mais possible. A titre d’exemple, le barrage d’Ampsin constitue un élément de cet environnement qui fait partie intégrante du dispositif nécessaire au bon fonctionnement de ces centrales. Or, la chute d’un avion ou d’une partie d’avion sur ce barrage serait susceptible d’entraîner des difficultés majeures.

Au Parlement fédéral, le député Ecolo Ronny Balcaen a interrogé la semaine dernière le ministre Etienne Schouppe quant à ces survols. Celui-ci a confirmé que le survol de la centrale nucléaire de Tihange n’est que partiellement interdit.

Divers experts indiquent que tout incident ou accident est une occasion d’évaluer les procédures et de les améliorer. On ne peut que souscrire à la volonté de réduire, ou mieux encore supprimer, de tels risques aux conséquences potentiellement gigantesques dans une région où, dans un rayon de 30 km, vivent 1 million de Belges !

C’est aussi à ce titre que les centrales européennes seront soumises à des stress test prochainement.

Le député Ecolo Christian Noiret a interpellé, ce mardi 5 avril, le Ministre wallon André Antoine sur cette question du survol de Tihange et de la compatibilité entre sécurité et mesures d’accompagnement des riverains. Le Ministre a estimé que le risque était infinitésimal. Cet optimisme basé sur aucune étude objective ne peut suffire du point de vue d’Ecolo (cf annexes : question et réponse du Ministre).

Pour les Verts, la proximité d’aéroports est un élément essentiel à prendre en compte dans l’évaluation du risque nucléaire. La sécurité des procédures de décollage et d’atterrissage est primordiale en soi. Et elle doit intégrer au mieux une série d’autres paramètres : conditions de vie des riverains, sécurité des sites industriels de type Seveso, proximité de centrales nucléaires. Une évaluation objective de ces procédures d’atterrissage/décollage en intégrant tous ces paramètres doit constituer une priorité absolue pour tous les acteurs concernés. Le risque zéro n’existe pas. Il faut en tenir compte,

Annexes à télécharger

Réponse du Ministre André Antoine
Type : PDF | Taille : 173.3 ko
Question du Député Christian Noiret
Type : PDF | Taille : 26.4 ko
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