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Pour me connaître en quelques lignes

18 mars 2009

Si je suis né en 1963 à sur le territoire de Bruxelles-ville, je suis anderlechtois depuis toujours, mis à part une escapade à Uccle, puis Forest au début de mon mariage avec Béatrice, en 1986. Nous nous y sommes installés en 1990 et nous y vivons avec nos quatre enfants – Anne-Sophie (21 ans), Olivier (19), Emmanuelle (18) et Xavier (14). Cela dit, ne déduisez pas de mon enracinement à Anderlecht une quelconque conclusion dans le domaine footballistique : je n’ai jamais été supporter de ce qui est d’abord et avant tout une entreprise commerciale, fort peu citoyenne au demeurant.

Dix-huit ans d’écologie politique

Mon engagement à Ecolo date de 1991, lorsque nos amis anderlechtois m’ont convaincu de remettre les pieds en politique. J’y avais déjà touché pendant mes études, comme membre du comité de l’Assemblée Générale des Etudiants de l’UCL et représentant de ceux-ci au Conseil Académique deux années durant.

Pourquoi l’écologie politique ? Les raisons qui m’ont conduit il y a 18 ans chez les Verts n’ont fait que se renforcer. C’est d’abord une question de pratiques politiques : dans un système belge cadenassé par les clivages et perclus de clientélisme, Ecolo me semble comme le meilleur choix pour faire de la politique autrement. Les Verts prennent le citoyen au sérieux et font appel au sens des responsabilités de chacun. Ils sont aussi ceux qui osent voir au-delà du court-terme, et si nous voulons la justice sociale, économique, environnementale, c’est non seulement ici et maintenant, mais aussi pour tous les habitants de la planète Terre, présents et à venir.

A Ecolo, mon parcours local m’a conduit à siéger 12 ans sur les bancs du Conseil Communal, d’abord dans l’opposition puis dans la majorité. Au niveau fédéral, je me suis dans un premier temps consacré aux questions de relations internationales et de sécurité qui m’ont toujours passionné. C’est ainsi qu’Isabelle Durant a fait appel à moi comme conseiller lors de la première participation gouvernementale d’Ecolo (1999-2003).

Mais cela fait maintenant dix ans que mon principal lieu d’investissement politique est l’Europe. En 1999, je succède à Olivier Deleuze comme représentant d’Ecolo à ce qui est encore la Fédération Européenne des Partis Verts. Quatre ans plus tard, j’entre à son comité exécutif, juste à temps pour y contribuer à sa mutation en Parti Vert Européen. En 2006, le conseil du PVE me porte à sa tête, en compagnie d’Ulrike Lunacek, une députée nationale autrichienne et une amie. Au sein du PVE, je me suis principalement focalisé sur les questions de contenu, en conduisant les travaux qui ont mené à l’adoption de notre charte (qui définit l’identité commune des Verts européens), de notre vision sur l’avenir de l’Union Européenne, de nos orientations en matière économique et en matière sociale. En juin 2009, Ulrike et moi sommes tous deux élus au Parlement Européen ; en octobre, je suis reconduit pour un ultime mandat de 3 ans à la tête du parti ; ma partenaire sera désormais Monica Frassoni, députée italienne sortante.

Mon engagement européen demeure étroitement lié à mon engagement en Belgique francophone. C’est pour assurer ce lien indispensable que je suis resté fidèle depuis 1993 au Conseil de Fédération, le parlement interne d’Ecolo.

Un écologiste dans le monde des affaires !

Si mon engagement politique est une vraie passion, il n’a pas jusqu’à l’été dernier constitué ma profession. Après une formation d’ingénieur civil en mathématiques appliquées – au cours de laquelle je m’étais juré de ne jamais plus faire d’informatique – je suis rentré en 1987 dans une firme qui est un des acteurs importants … de ce secteur !

Quand j’y suis rentré, on m’a très vite assuré que je ferais une carrière commerciale. Marchand de tapis, moi ? Pas question, me disais-je. Et pourtant, avait-on senti chez moi la passion de convaincre, je ne sais. Toujours est-il que c’est principalement de ce côté là que j’ai construit mon parcours, m’occupant de clients industriels (sidérurgie, électronique, automobile, aéronautique…), du niveau belgo-luxembourgeois au niveau européen (encore !). Ces 22 années passées au cœur du monde des affaires et de l’industrie m’en ont à la fois donné une connaissance de première main (ce qui explique mon intérêt pour les questions économiques) et forgé la conviction que pour remettre l’économie au service du développement humain, des réorientations profondes doivent s’y faire, où il ne faut pas craindre d’innover !

Un (petit) pied dans l’enseignement

L’enseignement, la formation et la recherche sont pour moi les fondations d’une société solidaire et durable. Marié à une enseignante, elle-même issue d’une famille d’enseignants, père de quatre enfants, je ne pouvais rester à l’écart de ce monde. J’y ai personnellement touché quelques années comme prof d’informatique et de maths dans une école de promotion sociale de la Communauté Française et c’est tout naturellement que j’ai accepté de rejoindre en 2002 le pouvoir organisateur d’une grande école d’Anderlecht. Cette école, je tiens à le souligner, n’a pas eu besoin d’un décret pour réaliser, sur le terrain, la mixité scolaire et confirmer cela est le principal enjeu de son avenir.

Et à part cela…

… il y a tant de choses à vivre et à faire sur cette Terre. Pour ce qui me concerne, j’aime passer du temps – ce bien si précieux – à discuter en famille à table, à lire, à voyager ou à me balader. Parmi mes auteurs favoris, en vrac : Tolkien, Jared Diamond, Isaac Asimov, John Grisham, André Gorz, Frédéric Lenoir, Iain Pears… Mes gouts musicaux sont variés mais finalement assez classiques : de Dire Straits à I Muvrini, de Vivaldi à Enya, de Paolo Conte à la tradition Klezmer, de Goldman à Bénabar en passant par Tryo et tant d’autres. Je ne manquerai pour rien au monde un passage du Cirque du Soleil et je m’impatiente de la sortie du film Bilbo Le Hobbit ; je me console en me repassant l’intégrale de Woody Allen. Mes lieux favoris, à part chez nous, sont la Toscane, les Causses et les Cévennes, un petit village des Ardennes nommé Nollevaux et un autre dans le sud de la Bourgogne, Taizé. Si on se rencontre pour la première fois, une de mes premières questions sera probablement « d’où es-tu ? », nos racines définissant une certaine part de notre identité.

17 commentaires

  • Défense et sécurité
    6 juin 2009 10:51 Répondre à ce message

    Le projet politique des Verts me parait très convaincant sous plusieurs aspects. Cependant, je suis interpellée par sa position en matière de défense et de sécurité. La prévention des conflits mérite, il est vrai, d’avantage d’investissement au niveau européen. Mais, d’une part, la prévention de conflit ne suffit pas - quand il est trop tard - et, d’autre part, elle nécessite une Europe suffisamment puissante en termes militaires - pour pouvoir peser dans les négociations. Et cela passe par un pilier européen au sein de l’OTAN. Enfin, si elle veut être respectée, l’Union Européenne doit prendre ses responsabilités vis-à-vis de ses partenaires, notamment de son allié américain. Pouvez-vous préciser votre façon de voir les choses dans ce domaine ? Merci beaucoup,

    Géraldine L.

    • Défense et sécurité
      6 juin 2009 15:01, par Philippe Lamberts. Répondre à ce message

      Chère Géraldine, merci pour votre message.

      Si nous affirmons notre choix prioritaire pour la prévention des conflits, nous n’ignorons pas que la prévention échoue parfois. A cet effet, la politique extérieure de l’Union Européenne doit disposer d’une composante armée.

      Notre position est que pour des raisons à la fois d’efficacité et d’optimisation financière, les armées européennes doivent à terme s’intégrer en un tout cohérent, formé et équipé en commun. Il y a cependant une condition importante que nous jugeons indispensable : la contrôle parlementaire. Aujourd’hui, dans de nombreux pays de l’UE, l’engagement de forces militaires à l’étranger est une prérogative exclusive du pouvoir exécutif. A nos yeux, lorsqu’il s’agit de vie ou de mort, le débat démocratique s’impose. Cela signifie donc que l’intégration des forces militaires des Etats-membres doit impérativement s’accompagner du fait que le Parlement Européen obtienne le droit de contrôle sur cet outil. Très précisément, il ne pourra être question de l’engager à l’extérieur sans un vote du PE (tout comme aujourd’hui le Bundestag donne ou non son feu vert aux interventions de la Bundeswehr).

      Quant à votre remarque sur l’allié américain, je voudrais préciser que dans notre perspective, l’UE doit demeurer seule juge de ses actions militaires, dans le respect de la Charte des Nations-Unies. Le choix de participer ou non à des opérations aux côtés de forces américaines ne peut en aucun cas être automatique. On voit assez dans quelles aventures l’administration Bush a engagé les forces armées US pour se réjouir de ne pas lui avoir systématiquement emboîté le pas.

      En espérant que cette réponse ait pu vous satisfaire, je vous souhaite un bon week-end... électoral !

  • question citoyenne
    28 mai 2009 20:38, par Marie-Aude Breyne. Répondre à ce message

    Bonjour,

    En cette période électorale et avant de faire notre choix, il est toujours intéressant de connaître le point de vue des candidats politiques sur les questions qui nous tiennent à cœur.

    De retour de mission d’observateurs civils en Palestine le 20 avril, j’ai décidé d’axer ma « campagne de citoyenne » sur cette question.

    J’ai visité les villes de Cisjordanie que sont Ramallah, Naplouse, Bethléem, Bil’in, Qualquilya, Jerusalem-est et Hebron. Nous avons rencontré la société civile qui œuvre pour la paix, tant israélienne, palestinienne qu’onusienne.

    La question israélienne- palestinienne ne peut se traduire que dans un rapport d’oppresseur – à opprimés.

    Il suffit de consulter les cartes de l’ONU (www.ocha.org ‘présentation’ - ‘presentations : powerpoints on situation ‘ – ‘closures in the west bank’ ) pour comprendre. Le territoire est morcelé, divisé, confisqué, volé. La population est prise en otage, humiliée, privée de terres, de maisons, de droits et de libertés.

    Il est temps que la Belgique et ses dirigeants politiques arrêtent de traiter Israël avec impunité, seulement en regard du passé. Le peuple juif a souffert. Il faut absolument entretenir la mémoire de la Shoah, mais le génocide juif ne peut pas devenir une excuse pour faire n’importe quoi. La victimisation n’a jamais servi.

    Il faut arrêter de mélanger « antisionisme » et « antisémitisme ». Critiquer la politique oppressive, expansionniste, répressive et illégale de l’Etat d’Israël n’est pas de l’antisémitisme, mais un devoir pour toute personne soucieuse du droit international.

    Je craignais rencontrer, en Territoires palestiniens occupés, des personnes fatalistes, aigries, énervées, désespérées. Ca a été tout le contraire. Les personnes palestiniennes que j’ai rencontrées étaient chaleureuses, accueillantes, dignes, encore pleines d’espoir ( !) et d’attentes …

    Mes questions sont les suivantes :

    1. Plusieurs déclarations officielles européennes appellent depuis des années au respect par

    Israël du droit international et droit international humanitaire. Or la situation ne cesse de se

    dégrader sur le terrain. Concrètement, que comptez-vous mettre en oeuvre pour que ces

    déclarations soient suivies d’effet ? Et tout d’abord pour faire ouvrir les points de passage de

    et vers la bande de Gaza et mettre un terme aux projets de colonisation ?

    2. En tant que parlementaire européen, vous aurez à vous prononcer sur la politique

    européenne dans la région.

    La persistance de la violation des droits de l’Homme dans les territoires palestiniens

    occupés conduit à une violation de l’article 2 de l’accord d’association signé entre l’Union

    européenne et Israël. Comptez-vous appeler à la suspension de l’accord d’association tant que

    le droit n’est pas respecté, dans la lignée de la résolution du Parlement européen d’avril 2002 ?

    L’accord d’association UE-Israël est en voie de rehaussement. Vous prononcerez-vous de

    manière officielle contre ce rehaussement ? Vous serez amené à vous prononcer sur la

    participation d’Israël aux programmes communautaires. Voterez-vous contre cette

    participation ?

    L’Union européenne a financé de nombreuses infrastructures dans les Territoires

    palestiniens qui ont été détruites par l’armée israélienne. Envisagez-vous de demander

    réparation pour les projets financés par l’UE et détruits par Israël ?

    3. Israël comme tout Etat doit rendre des comptes par rapport à ses actes. Plusieurs

    acteurs, présents sur le terrain ou lors de missions d’observations (notamment dans le

    contexte de l’attaque israélienne), ont décrit des faits constitutifs de crimes de guerre,

    voire de crimes contre l’humanité. Que comptez-vous faire pour que les

    responsables soient jugés ? Allez-vous demander la mise en place d’une commission internationale d’enquête indépendante, sous l’égide des Nations unies ?

    4. L’Union européenne s’est récemment prononcée pour un gouvernement palestinien d’unité nationale. Comment pensez-vous que l’UE puisse faciliter la mise en oeuvre d’un dialogue avec le Hamas ? Demanderez-vous pour cela le retrait du Hamas de la liste européenne des organisations terroristes ?

    5. Des armes européennes ou fabriquées avec des composants européens sont utilisées par Israël par le biais de frappes indiscriminées contre des civils, en violation du droit international humanitaire. En décembre 2008, le Conseil des ministres a adopté un code de conduite (contraignant) sur l’exportation de technologie et d’équipements militaires à destination de pays tiers. Lors de son attaque, l’armée israélienne a utilisé du matériel militaire européen. Quelles mesures comptez-vous prendre pour que les Etats membres

    respectent ce nouveau code de conduite dans leurs rapports avec Israël ?

    6. Après l’échec du processus d’Annapolis, demanderez-vous la tenue d’une Conférence

    internationale sous l’égide de l’ONU fondée sur le droit international, avec un calendrier et des garanties d’application ?

    Dans l’attente de vos réponses, je vous souhaite une bonne fin de campagne électorale.

    Bien à vous,

    Marie-Aude Breyne, citoyenne, 30 ans, Comines.

    • question citoyenne
      6 juin 2009 15:06, par Philippe Lamberts. Répondre à ce message

      Bonjour Marie-Aude,

      difficile de répondre brièvement à votre message, la problématique du Moyen-Orient ne pouvant guère être traitée en deux coups de cuiller à pot.

      Celle-ci doit à nos yeux constituer une des toutes premières priorités de l’action extérieure de l’Union. Voici plus de soixante ans que ce conflit tue, mutile, écrase les habitants de ce petit - mais combien chargé d’histoire - coin de terre. Le sinistre épisode de la guerre de Gaza a donné la démonstration - s’il en fallait encore une ! - que le statu-quo est intolérable.

      A nos yeux, l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle administration à Washington crée une fenêtre d’opportunité pour une action conjointe de toute la communauté internationale en vue de remettre sur les rails un processus de paix mis à mal. L’attitude adoptée par l’administration Obama et illustrée par son discours du Caire indique clairement un revirement par rapport aux années Bush.

      Pour nous, les ingrédients d’une paix juste et durable n’ont jamais été mieux exposés que par les palestiniens et les israéliens qui étaient arrivés au Plan de Genève en 2003. Nous pensons que c’est dans cette direction que tous les efforts doivent porter, l’action des Verts Européens s’inscrit dans cette perspective.

      Je vous renvoie au programme d’Ecolo en matière de relations internationales, en ligne sur ce site, pour en savoir plus, ainsi qu’aux multiples résolutions adoptées par le Parti Vert Européen et disponibles sur www.europeangreens.org

  • Pour me connaître en quelques lignes
    24 mai 2009 18:08, par un futur électeur ?. Répondre à ce message

    Quelle est la position actuelle d’Ecolo à propos de l’énergie nucléaire ? Les énergies renouvelables doivent évidemment être favorisées (il faut néanmoins prendre en compte leur empreinte écologique), mais il me semble que la sortie du nucléaire n’est pas pensable actuellement....si ce n’est la remplacer par d’autre sources d’énergie (chabon, pétrole,...)aussi polluantes pour fabriquer l’électricité dont nous sommes de plus en plus dépendants.

    • Pour me connaître en quelques lignes
      24 mai 2009 20:31, par Philippe Lamberts. Répondre à ce message

      Ingénieur de formation, votre question (une des grandes classiques de mes soirées-débats) m’intéresse fort. En la matière, je n’ai jamais accepté les arguments idéologiques. C’est pour motifs tout ce qu’il y a de plus rationnel que nous avons adopté notre position sur l’énergie nucléaire.

      Sur le nucléaire, que disons-nous ?

      Non, le nucléaire n’est pas bon marché : s’il apparaît comme tel en Belgique, c’est parce que Suez opère des centrales amorties (dont l’investissement a été et demeure payé par le contribuable ) ; relancer la construction de centrales supplémentaires aux 443 en service dans le monde coûterait au minimum 6 milliards d’€ l’unité (certains parlent même de 10 milliards) ; enfin, intégrér le prix de gestion des déchets (sur 15.000 ans, en l’absence d’une solution de retraitement) rend le prix total prohibitif.

      Non, le nucléaire n’est pas sans risque. Sinon, pourquoi donc les réassureurs mondiaux ne veulent-ils pas toucher à ce risque (qui devrait être une opportunité d’affaires) ? Risque (technologique ou terroriste) faible, mais impact colossal d’un sinistre éventuel. Aujourd’hui, le citoyen est son propre assureur (et donc encore une forme de subside déguisé à cette industrie).

      Non, il n’y a pas de solution pour les déchets nucléaires. Malgré le fait que l’industrie nucléaire ait bénéficié de 80% des dépenses de R&D dans le domaine énergétique depuis plus d’un demi-siècle, aucune solution durable n’existe. Croire aux promesses qu’une telle solution est proche n’engage... que ceux qui veulent y croire.

      Non, le nucléaire ne permet pas de répondre rapidement au changement climatique. Construire plusieurs dizaines de nouvelles centrales chaque année sur la planète exige une main d’oeuvre spécialisée qui n’existe tout simplement pas. A voir le chantier finlandais (un des deux EPR en construction en Europe) : il devait entrer en service cette année, il sera au plus tôt opérationnel en 2012 (pour le double du prix initial).

      Non, le nucléaire n’est pas renouvelable : les réserves existantes et exploitables ne permettraient qu’entre 50 et 100 ans d’exploitation (à nombre inchangé de centrales, moins si l’on augmente ce nombre). Soit dit en passant, si on va chercher des minerais plus pauvres, cela augmentera illico le prix du carburant (un coup de plus au mythe du nucléaire bon marché)

      La question n’est donc pas de savoir s’il faut sortir du nucléaire, mais quand. Nous disons : le plus vite possible et dans cette expression il y a bien "vite", qui traduit le sens de l’urgence, et "possible" qui rappelle que la solution doit être réalisable.

      Nous avons étudié le dossier et établi un plan énergétique européen qui doit nous permettre de réduire de 30% nos émissions d’ici 2020 et assurer la satisfaction des besoins. Ce plan repose sur trois piliers :

      - énergies renouvelables
      - efficacité énergétique
      - évitement de la dépense énergétique inutile (càd adaptation des comportements et des modèles de fonctionnement de nos sociétés, qui les conduisent par exemple à gaspiller 50% de la production alimentaire sans qu’elle soit consommée, à faire parcourir des milliers de kilomètres à cette même production sans que cela crée de valeur etc...)

      Sur ces trois axes, des solutions existent, que l’on peut mettre en oeuvre avec la technologie et la main d’oeuvre d’aujourd’hui, et qui permettent à la fois une forte réduction de notre empreinte écologique, la satisfaction de nos besoins énergétiques et la création de millions d’emplois.

      Ce scénario est compatible avec la disparition de l’énergie nucléaire du territoire européen d’ici 2035. Pour la Belgique, personne ne conteste que la fermeture des premières centrales d’ici 2015 ne pose aucun problème technique. Pour les étapes suivantes, c’est bien une question de volonté politique : l’équation énergétique peut être résolue sans nucléaire, à condition qu’on le veuille vraiment. C’est donc à cela qu’il faut s’attacher.

      Entendre aujourd’hui Suez se plaindre qu’il sera impossible de tenir le calendrier (et souhaiter en fait non seulement la prolongation, mais bien la relance nucléaire) me fait penser à la situation de l’édudiant qui, deux heures après le début de l’examen, n’a pas encore commencé à répondre et demande déjà deux heures de rabiot à son prof. Si nous sommes amenés à confronter Suez, ce sera sur la base d’arguments factuels, pour arriver à des solutions réalistes dans l’intérêt général (et pas celui des seuls actionnaires de Suez).

  • position sur l’instruction en famille
    16 mai 2009 16:55, par Catherine. Répondre à ce message

    Bonjour,

    tout est dans le titre ;^) J’aimerais connaître votre position personnelle concernant l’instruction en famille.

    Merci !

    • position sur l’instruction en famille
      18 mai 2009 11:42, par Philippe Lamberts. Répondre à ce message

      Bonjour, je ne suis pas sûr de comprendre la question ; si elle porte sur la nécéssité pour les parents d’assumer leur rôle dans l’éducation de leur enfants, cela me semble une évidence. L’école dont je suis vice-président du PO a entamé une série d’actions en vue d’encourager et d’aider les parents en ce domaine, notamment des soirées de formation/d’échange sur divers thèmes de la parentalité. N’hésitez-pas à me recontacter pour préciser la question et poursuivre l’échange.

  • Bonne chance !
    16 mai 2009 13:32, par Hervé Jacque. Répondre à ce message

    Ayant enseigné moi-même à Anderlecht pendant 31 ans (rue de Fiennes, établissement "discrimination positive"), je suis sur le point de me retirer de l’enseignement (DPPR) après avoir côtoyé vos amis André DROUART (comme collègue) et Christos DOULKERIDIS (comme élève). Je partage vos points de vue et vous donnerai donc ma voix le 7 juin. Je suis aussi passionné par la chanson française (je suis auteur-compositeur) et par l’ornithologie. Bonne chance !

    • Bonne chance !
      18 mai 2009 11:43, par Philippe Lamberts. Répondre à ce message

      Merci Hervé pour vos encouragements ; encore trois semaines de campagne positive à mener, et nous serons fixés !

  • Pour me connaître en quelques lignes
    10 mai 2009 16:40 Répondre à ce message

    Si vous êtes élu ...Non ! Après avoir été élu ,siègerez-vous uniquement au Parlement Européen ou également dans quelques autre assemblée (conseil communal p.ex. ) ? Cordialement et bon succès. Claude Nicaise à XL

    • Pour me connaître en quelques lignes
      24 mai 2009 20:39, par Philippe Lamberts. Répondre à ce message

      Cher Claude, si je suis élu dans deux semaines (merci pour votre conviction, mais ne vendons pas la peau de l’ours...), il est bien mon intention de siéger au Parlement Européen. Je n’ai actuellement pas d’autre mandat électif public, depuis que j’ai quitté le conseil communal d’Anderlecht, après deux mandats (12 ans) ; je ne compte pas en solliciter d’autre.

      Je demeurerai cependant actif au sein du Parti Vert Européen, lequel est représenté au Parlement Européen par le Groupe des Verts, auquel j’espère appartenir. Ayant codirigé le PVE ces trois dernières années, j’ai une idée assez claire de l’action à mener dans les années qui viennent. Le PVE doit, au cours de la prochaine législature, relever plusieurs défis importants , notamment celui d’être capable, à l’horizon 2014, d’assurer que chaque électeur européen puisse porter son suffrage sur un parti vert solide (ce qui n’est pas encore le cas aujourd’hui).

      En espérant que ceci réponde à votre question, n’hésitez pas à encourager à voter vert tout autour de vous.

      Cordialement

  • Pour me connaître en quelques lignes
    9 mai 2009 11:59, par patricia debaar. Répondre à ce message

    Bonjour,

    J’étais à Charleroi la semaine dernière. Notre locale (Olne) va publier un bulletin spécial élections. J’aurai aimé reprendre ton exemple montrant la cohérence du groupe des verts au PE ... et l’incohérence des autres : pourrais-tu me fournir les détails ? Accessoirement, je cherche les coordonnées d’olivier Bierin pour lui "tirer le portrait" (choix d’un p’tit jeune" liégeois ; c’est plus parlant pour nos olnois). Si tu les as, merci de transmettre. Merci d’avance Patricia

  • Pour me connaître en quelques lignes
    5 mai 2009 13:23, par Chantal Clip. Répondre à ce message

    Philou, Bravo. Tu peux compter sur moi et sur bon nombre d’amis/famille. Ai participé à une soirée samedi où personne ne voulait se déboutonner quant à ses opinions politiques. J’ai finalement affirmé mon choix très clair pour Ecolo et c’est avec bonheur que j’ai constaté que bon nombre sont également du même bord. J’ai parlé de toi et ai fait ta prom.... Par ailleurs, j’ai été très intéressée par les sujets développés en termes d’enseignement, de finance et d’alimentation. Bonne chance et tu peux compter sur moi. Je continue (à ma petite échelle ...) ma campagne pour Ecolo et surtout pour TOI. Chantal

  • Pour me connaître en quelques lignes
    21 avril 2009 11:56 Répondre à ce message

    Philippe,

    Veel succes tijdens deze campagne. Het Europese Parlement kan jou energie en inzet best gebruiken. En de groene groep zal erdoor versterkt worden.

    Johan Hamels Treasurer EGP

  • Pour me connaître en quelques lignes
    23 mars 2009 00:52, par françois mairlot. Répondre à ce message

    Ravi de t’avoir rencontré durant ce week-end, cela fait du bien de voir un homme debout, habité de ces convictions, prêt à franchir le Rubicon. Je te souhaite bon succès et au plaisir de te revoir Amitiés François Mairlot

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