Attention ! Vous êtes
dans un ancien programme.
Cliquez ici pour le programme 2010

Accueil >  Actualité  >  Programmes électoraux  >  Programme électoral : élections régionales et européennes de 2009  >  Pour une société démocratique

Pour une société démocratique (introduction)

Faire de la politique autrement, un combat de tous les jours

1er mars 2009

Faire de la politique autrement, un combat de tous les jours

Au-delà de ses priorités en matière d’environnement et de solidarité, ce qui caractérise le plus facilement Ecolo est cette volonté de faire de la politique autrement, appliquée et revendiquée depuis la création en mouvement puis en parti politique. Car il était clair depuis le début aux yeux des Verts qu’on ne pourrait aboutir aux ruptures nécessaires et prendre en compte les implications durables des choix politiques posés qu’en changeant de manière de faire de la politique, en associant les citoyens et les citoyennes, en empêchant les abus, en organisant le pluralisme des institutions, en combattant les inégalités et les extrémismes, en étant plus transparent, en considérant l’éthique comme une vertu cardinale. C’est la raison pour laquelle Ecolo s’est appliqué depuis le début des règles éthiques très strictes : en matière de rémunération, de cumul des mandats, d’association étroite des membres aux décisions à prendre.

L’histoire politique a permis à Ecolo de confronter au réel ses préceptes en la matière, de mettre lui-même en application certaines de ses propositions dans le cadre de participations communales, provinciale ou gouvernementales, de voir certaines de ses idées adoptées par d’autres formations politiques voire – timidement – mises en application.

Cette volonté de faire de la politique autrement a montré ces dernières années, comme jamais depuis la crise de régime précédant les élections de 1999, combien nos propositions étaient non seulement pertinentes mais aussi indispensables, dans un contexte qui a montré combien notre Etat, et particulièrement la Wallonie, avait besoin d’un électrochoc, pas seulement économique mais également éthique. La Wallonie a autant besoin d’un plan Marshall des pratiques politiques et de la gouvernance que d’un plan Marshall économique, afin de gérer au mieux les affaires de l’Etat, au profit de tous et particulièrement des plus pauvres, plutôt que de l’intérêt particulier de quelques personnes puissantes, politiques ou économiques, peu soucieuses d’un développement économique et social durable, profitant à tous. Parce que, également, les partis démocratiques se doivent d’être irréprochables s’ils veulent combattre durablement et efficacement la tentation toujours plus grande à accorder leur suffrage à des partis non-démocratiques, pour « jeter un coup de pied dans la fourmilière », parce que « de toute façon, ils sont tous les mêmes, ils ne pensent qu’à s’en mettre plein les poches ».

Certes, la posture d’Ecolo a donc montré sa pertinence sur le plan de la gouvernance. Cela ne signifie pas que nos propositions ne peuvent pas évoluer ou qu’elles sont figées à tout jamais. Que du contraire, il est de notre devoir, en cette matière comme dans d’autres, de rester en mouvement et de nous ajuster perpétuellement à l’évolution de la société et des enjeux, pour autant que nous gardions le cap, évidemment.

D’une part, certaines de nos propositions sont adoptées, d’autre part, le monde évolue et nous grandissons en expérience et en sagesse. Et puis aussi, de nouvelles questions émergent, qu’il faut pouvoir rencontrer par de nouvelles propositions.

Une perte de confiance terrible dans notre démocratie

Les trop nombreuses affaires mises au jour durant ces dernières années ont ébranlé la confiance des citoyens dans leurs institutions et contribuent inévitablement à nourrir l’insécurité sociale et l’antipolitisme, notamment au profit de l’extrême-droite, alors qu’elle-même n’apporte aucune solution et présente de graves menaces pour la démocratie.

Sans parler des inégalités sociales et de genre qui font qu’ils et elles sont de plus en plus nombreux à être laissés de côté. Il est clair qu’à chaque fois qu’un dossier est traité indûment avant un autre, qu’une entreprise obtient un marché sans le mériter, que des dépenses somptuaires sont réalisées, que des agentes et agents de service public ne sont pas respectés, c’est l’Etat de droit et le principe d’égalité des citoyens qui sont bafoués et l’efficacité de nos institutions qui est remise en cause.

Il faut se réjouir que l’opposition ait fait son travail, que la presse et la Justice prennent également leur part dans la nécessaire amélioration des pratiques politiques. Il faut se réjouir également de ce qui a pu être fait différemment et impulsé en termes de participation, de transparence et de réforme dans le cadre des participations écologistes diverses.

Agir vite et bien

Cela montre effectivement que le changement est non seulement nécessaire, mais possible. Il est cependant urgent, raison pour laquelle les propositions d’Ecolo sont radicales et précises, que les promesses formulées se transforment en actes précis tant que l’émotion n’est pas encore tout à fait retombée.

Ecolo dispose d’une certaine expertise en cette matière qui l’habite depuis sa création et ne peut être suspect, contrairement à d’autres partis, de vouloir protéger certaines pratiques ou ralentir les réformes nécessaires.

Ces propositions sont à la fois « défensives », visant à éviter les abus et les comportements négatifs, et « offensives », visant à moderniser l’Etat, à rendre l’Etat fédéral plus performant parce que plus coopératif, à faire mieux participer les citoyennes et les citoyens, à gérer l’administration de façon moderne ou à rencontrer de grands enjeux (comme l’égalité des genres) dont la prise en compte efficace tarde depuis bien trop longtemps. Tout autant que pour rencontrer les défis sociaux et environnementaux qui sont face à nous, il importe qu’Ecolo puisse faire valoir sa vision des choses après les élections pour contribuer à la nécessaire modernisation démocratique de l’Etat ! Rapprocher et non diviser

A côté de cela, il faut observer que la situation politique fédérale s’est fortement tendue dans notre pays et le climat entre les Communautés s’est considérablement dégradé depuis les élections fédérales de juin 2007 : crise politique la plus longue de notre histoire pour la formation d’un gouvernement ; vote d’une Communauté contre une autre à l’occasion de l’examen d’une proposition de loi visant la scission unilatérale de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde ; multiplication des ‘pesterijen’ et autres problèmes dans la périphérie bruxelloise …

Ces difficultés ont mis en relief autant la nécessité de moderniser notre organisation institutionnelle que l’exigence impérieuse d’agir pour ce faire par la voie de la négociation, dans le cadre d’un dialogue constructif permettant la recherche de solutions équilibrées au bénéfice de tous les habitants de ce pays.

En toute hypothèse, c’est clairement la voie qu’ont choisi les écologistes du Nord et du Sud du pays en entretenant entre eux une collaboration fructueuse et en développant, chaque fois que possible, un point de vue commun sur toute question fédérale.

Rencontrer les grands enjeux démocratiques

Restaurer la confiance des citoyens et citoyennes dans l’Etat et rendre le fonctionnement de celui-ci plus efficace, plus juste et plus durable, nécessite la mise en oeuvre d’une batterie de mesures qui permettront de répondre :
- au décrochage démocratique croissant ;
- à la mauvaise gestion des ressources publiques ;
- à la nécessité de moderniser les services publics ;
- aux garanties d’égalité et d’équité à apporter aux citoyens et citoyennes ;
- à la modernisation et au renouvellement des pratiques politiques, pour donner à la citoyenne et au citoyen un rôle central d’acteur de la vie en société ;
- au maintien d’une solidarité forte et équitable au sein d’un Etat fédéral modernisé et solidaire.

Enfin, il est également indispensable de prendre à bras le corps le déficit démocratique auquel doivent faire face les institutions européennes. La construction européenne et les ambitions que nous portons pour l’Europe requièrent la mise en oeuvre de réformes importantes du fonctionnement des institutions autant que des politiques européennes [1]

[1] Voir à ce sujet nos propositions du Livre VI « Pour une société planétaire ».

Partager cet article sur Twitter Twitter   Facebook Facebook   Delicious Delicious   Technorati Technorati   Digg Digg
  • 8 septembre
    Discussions institutionnelles
    Les architectes d'un plan B comme Belgique

    Les architectes d’un plan B comme Belgique

    Depuis le début de l’été, nous avons passé deux mois à négocier, ensemble avec Groen !, pour donner un avenir à notre pays. Nous l’avons fait parce que nous (...) lire

  • 3 septembre
    Négociations au fédéral
    Ecolo regrette profondément et amèrement cet échec

    Ecolo regrette profondément et amèrement cet échec

    Compte tenu de l’importance des enjeux socio-économiques et environnementaux auxquels la Belgique doit faire face dans un contexte de crise économique (...) lire

  • 2 septembre
    Pédophilie au sein de l’Eglise
    Ecolo-Groen soutient la création d'une Commission d'enquête parlementaire

    Ecolo-Groen soutient la création d’une Commission d’enquête parlementaire

    Pour les écologistes, il est crucial de connaître les raisons qui ont conduit à ce qu’un grand nombre de délits sexuels au sein de l’Eglise soit resté sans (...) lire

  • 2 septembre
    Menaces sur le lait cru
    Les mesures prônées par l'AFSCA menacent les exploitations artisanales

    Les mesures prônées par l’AFSCA menacent les exploitations artisanales

    A l’occasion du salon « Valériane » 2010, Ecolo tient à réitérer son soutien à la filière « lait cru » et particulièrement aux éleveurs de chèvres et de brebis qui (...) lire