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Congrès "Vers une nouvelle prospérité"

Discours de clôture de Sarah Turine, co-présidente d’Ecolo

23 mai 2010  | - Plus d’infos sur ce congrès

Bonjour à toutes et à tous !

Heureuse de vous voir si nombreux, malgré ce temps enfin printanier.

Malgré ce soleil, le pays a froid. Crise économique, crise sociale, crise environnementale, et crise politique. Nous, les écologistes, nous voulons redonner de la chaleur à ce pays.

Et aujourd’hui, c’est une belle mobilisation car si nous avons voulu jusqu’au bout donner toutes les chances au dialogue pour trouver des solutions pour ce pays, si nous n’avons pas voulu ces élections, maintenant qu’elles sont là, on ne va pas y aller en marche arrière !

Les défis sont toujours aussi nombreux et la crise politique de ces dernières semaines a ajouté de la colère aux attentes légitimes des citoyens à l’égard des responsables politiques.

Votre mobilisation ce matin, c’est le signe que nous sommes fiers du projet de société que nous portons car il permet de répondre aux enjeux d’aujourd’hui. Nous en sommes fiers mais nous savons qu’il y a urgence, urgence à mener à bien la transformation écologique et sociale de notre société.

Oui, il est urgent de sortir notre pays du marasme dans lequel l’ont plongé trois années de non-gestion de l’Etat. Trois années durant lesquelles la majorité composée des 3 partis traditionnels n’a pas cessé de démissionner face aux défis de l’avenir.

Cette majorité et la précédente, la coalition violette PS/MR, a dilapidé les moyens publics, et ce bien avant la crise financière Elle a dilapidé les moyens publics et loupé tous les tournants sociaux, économiques et évidemment environnementaux… et ce, malgré le travail d’Ecolo et de Groen qui ont cosigné et déposé 156 propositions de lois communes concrètes dans ces matières.

Dans l’opposition au fédéral, nous nous sommes montrés responsables, plus responsables que certains qui au sein de la majorité, n’ont pas hésité à choisir l’aventure en envoyant le pays au casse pipe !

Cette législature fédérale écourtée aura été déplorable marquée par l’incapacité d’un gouvernement sans souffle, à décider, à réformer , un gouvernement marqué par une gestion à courte vue, par des conflits entre communautés savamment entretenus par ceux qui au nord comme au sud du pays s’en nourrissent.

Et puis vous avez vu ce face à face télévisé entre les présidents du PS et du MR ? difficile de savoir qui était le président du PS, qui était le président du MR… C’était rouge-bleu. Bleu rouge. Peut-être même déjà violet. En tout cas, pas vert Même s’ils nous volent notre vocabulaire, durable, prospérité. Mais qu’en font-ils ? Rien ou si peu !

Prétendus antagonistes, PS et MR se sont en fait très bien entendus pendant ces dix dernières années où ils ont gouverné ensemble ! 10 ans. 10 ans qu’ils sont ensemble. Et ils ont voté ensemble des choses inacceptables comme, par exemple, les intérêts notionnels sans aucun lien à l’emploi ou au développement durable Ils n’en ont pas parlé dans leur débat, mais ils les ont pourtant bel et bien votés !

Il y a des choses qu’ils n’ont pas voté ensemble. Porter les minima sociaux au seuil de pauvreté. Ou mettre en œuvre les 103 recommandations de la commission d’enquête sur la ‘fraude fiscale’.

Il est temps d’arrêter de faire croire qu’il faut choisir entre le PS et le MR entre l’un ou l’autre projet de société dont ils seraient porteurs car finalement aucun des deux n’est prêt réellement à prendre ses responsabilités face à l’ensemble des transformations nécessaires de la société pour réussir les défis de prospérité durable pour tous. Ces transformations qui ne peuvent être qu’écologiques, nous sommes les seuls à les vouloir, nous sommes les seuls à les porter !

Les autres nous disent qu’ils partagent les objectifs de long terme, mais c’est dès aujourd’hui qu’il faut prendre le bon chemin et c’est ce que nous faisons, avec parfois bien des résistances, là où nous sommes en majorité.

Mais nous ne sommes pas là pour nous plaindre ! D’ailleurs ce congrès socio-économique était passionnant. Réellement passionnant ! Il ouvre des portes et des perspectives. Il donne du souffle. Et c’est de souffle, de perspectives, de vision et de solutions durables, dont nos concitoyens et notre pays ont plus que jamais besoin.

Si on veut combattre la désaffection des électeurs pour la chose publique, si on veut les convaincre qu’il est utile d’aller voter, que leur suffrage peut changer les choses, changer la vie, la rendre meilleure pour toutes et tous. Si on veut les convaincre que leur vote peut contribuer à la sauvegarde de notre planète et de ses habitants, si on veut les convaincre qu’ils ne peuvent pas laisser cela aux autres et, encore moins, aux seuls politiques, il est temps temps de remettre du projet dans la vie politique belge, temps de lui rendre de la perspective. C’est la vocation d’ECOLO.

Depuis 30 ans, ECOLO ouvre les portes et les fenêtres, ouvre à de nouveaux possibles dans un monde dominé par la pensée unique de la finance toute puissante, Ecolo ouvre à une utopie réaliste dans un monde qui maltraite cette planète, cette planète que nous voulons léguer viable à nos enfants. ECOLO ouvre des perspectives et peut constituer une valeur-refuge pour celles et ceux qui espèrent mieux que le « un peu plus de la même chose » que proposent les trois partis traditionnels.

Le contenu de ce congrès était tellement riche, qu’on aurait pu en faire cinq, de congrès. ou le prolonger aujourd’hui, jusqu’au soir. Mais cette campagne est très courte et il nous faut aller à l’essentiel.

Il y a tellement des choses à dire et à faire pour changer d’indicateurs pour mieux partager les richesses et le travail pour assurer le financement de la solidarité, des pensions pour réguler effectivement et efficacement la finance pour rééquilibrer notre économie, sur le plan social et environnemental.

Il y a tellement de choses à faire. C’est à la fois un défi nécessaire et indispensable à relever, mais c’est passionnant : Il s’agit de changer la société en profondeur.

Cette campagne est tellement courte que nous avons donc concentré le contenu de cinq congrès en une seule matinée. Je voudrais d’ailleurs, à ce titre, remercier toutes celles et ceux qui se sont mobilisés pour le mettre sur pied de façon extrêmement professionnelle et avec un énorme dévouement. Merci aussi nos intervenants extérieurs, qui sont venus en toute indépendance, nous partager leurs réflexions et parfois leur passion pour les 5 thèmes que nous avons abordés.

Enfin je voudrais remercier nos têtes de liste et nos députés sortants pour tout le boulot abattu Ils ont fait du groupe commun et bilingue ECOLO-Groen, un groupe respecté et écouté, le seul groupe fédéral au sein de notre Parlement, un groupe qui a compté dans cette législature et qui comptera encore plus demain. Je vous propose de les applaudir !

Le titre de notre congrès, c’est donc « Pour une nouvelle prospérité, mieux partagée ».

Choisir aujourd’hui la thématique socio-économique n’est évidemment pas un hasard. Les urgences sont nombreuses :
- Urgences en matière de préservation et de création d’emploi En effet il n’y a vraiment pas de quoi être fier des chiffres du chômage dans notre pays- lorsque le Bureau du Plan nous indique qu’il n’y a jamais eu plus de chômeurs qu’aujourd’hui dans notre pays.
- Urgences en matière de répartition des richesses aussi car 10 ans de présence d’un libéral au Ministère des Finances n’ont pas contribué à plus d’égalité entre les citoyens ni à une meilleure répartition des richesses
- Urgences enfin pour réussir la transition écologique de notre économie Car : freiner plus ou moins explicitement l’orientation plus verte de notre économie, prolonger les plus vieilles centrales nucléaires au mépris d’une politique énergétique d’avenir,ces exemples des recettes traditionnelles de la social-démocratie ne permettent pas de créer les emplois de demain ni à positionner notre économie vers l’avenir.

La création et la préservation de l’emploi la répartition des richesses la protection de notre environnement, ce sont les trois dimensions du développement durable il est de notre responsabilité de les mettre en avant et de les traduire concrètement, avec les partenaires sociaux, si l’on veut une nouvelle prospérité, mieux partagée.

La prospérité c’est le bien-être, c’est plus d’égalité, c’est le respect de la biodiversité, de la qualité de vie, c’est savoir vivre ensemble. Ce n’est pas l’opulence low cost, ce n’est pas le repas cannibale de la compétitivité, ce ne sont pas les quatre façades pour tous et l’isolement ou l’insécurité pour chacun.
La prospérité, pour les écologistes, c’est développer les secteurs à intérêt collectif. La prospérité, c’est assurer que toute politique mise en œuvre serve effectivement l’amélioration des conditions de vie.

La prospérité, pour les écologistes, c’est répondre aux aspirations démocratiques et rendre le pouvoir aux citoyens, c’est faire de la politique autrement avec l’unique quête de l’intérêt général, c’est orienter l’économie pour qu’elle réponde aux besoins collectifs et qu’elle n’asservisse plus les populations aux impératifs du « marché », comme on le voit en Grèce actuellement. C’est faire de chacun un citoyen à part entière.

Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir redéfinir notre prospérité. Celle-ci ne doit plus se résumer à l’accumulation illimitée de biens matériels toujours plus gros ou plus nombreux, et toujours plus voraces en énergie.

Et enfin, le fédéralisme de prospérité, prôné par certains, c’est aussi, une gouvernance efficace, une éthique politique renouvelée. Il ne faudrait pas l’oublier.

En 2010, porter la justice sociale, ce n’est plus seulement agir pour que chacun ait un emploi et des revenus lui permettant d’accéder à un certain niveau de bien-être matériel. C’est aussi s’engager pour que chacun ait la possibilité de participer à la vie sociale, culturelle, politique, en commençant par celle de nos quartiers. Ce n’est pas un projet d’assistanat. C’est une perspective d’émancipation.

Comme l’explique l’économiste britannique Tim Jackson dans son livre édité par Etopia, cette redéfinition est essentielle pour une société qui entend assurer un avenir à ses générations futures.

Mener une vie prospère, c’est-à-dire vivre une vie conforme à ses espérances, cela dépend autant du bien-être de mes voisins que de mon propre bien-être. Et mon propre bien-être à son tour grandit avec la participation de chacun à la vie sociale.  On n’est jamais heureux tout seul. Le projet écologiste c’est « faire ensemble » et « bien vivre ensemble » !

Pour une nouvelle prospérité, il faut donc commencer par se doter de nouveaux indicateurs, alternatifs à l’unique référence au PIB. La référence au PIB a montré ses limites la recherche de la croissance pour la croissance aussi quand l’économie casino finit par détruire l’économie tout court plus encore quand elle se fait au détriment des travailleurs, de leur cadre de vie ou de leur santé. C’est un de nos combats historiques : remettre en cause ce dogme, doter nos systèmes d’une vue à plus long terme, et surtout d’une analyse plus systémique des conséquences des choix posés. C’est bien pour cela que nous parlons de prospérité.

Pour une nouvelle prospérité, il faut dompter la finance. Dans un congrès, en février 2007, ECOLO dénonçait la financiarisation de notre économie et proposait des pistes pour remettre la finance au service de l’emploi et pour permettre un redéploiement de notre économie, vers une économie plus durable C’était bien avant la crise des subprimes bien avant les problèmes de Fortis, de Dexia et de KBC,bien avant la spéculation sur la dette grecque et les problèmes de l’Euro.

Mais voilà comme le disait Eva Joly, nos gouvernants sont un peu paresseux. Ils font confiance au marché, estiment que la lutte contre les paradis fiscaux n’est pas vraiment une urgence, préfèrent faire payer la crise aux petits, aux plus faibles, plutôt que de s’attaquer réellement au lobby puissant de la finance.

Et quelques mois à peine après la crise et le sauvetage des banques l’arrogance était déjà de retour dans le chef de ceux qui avaient été aidés par les Etats.

Si les mots « régulation de la finance » sont dans toutes les bouches, malheureusement tous les prétextes ont été bons pour ne pas passer à l’acte.

C’est pourtant ce qu’il faudra faire d’urgence dans notre propre pays, dès le mois prochain dans le cadre de la présidence belge de l’Union Européenne. Réguler la finance en séparant les métiers bancaires, en augmentant les exigences des fonds propres des banques, en orientant les fonds de pension. Réguler la finance, lutter contre les spéculateurs, permettre aux PME, aux entrepreneurs de l’économie réelle, de travailler, de développer leur région,de créer de l’emploi.

Cette urgence, nous l’avons pointée déjà il y a trois ans. Mais nous continuerons de taper sur le clou. C’est une question de sauvegarde de notre modèle démocratique, disait Eva Joly.

Chaque année, grâce à une loi votée par les socialistes et libéraux sous le gouvernement violet ce sont quatre milliards d’euros qui sont dépensés dans des cadeaux fiscaux aux entreprises, principalement aux grandes entreprises et aux multinationales, sous la forme d’intérêts notionnels. Un soutien parfois utile, souvent superflu, qui coûte très cher alors qu’on nous dit qu’il n’y a pas d’argent.

C’est une politique qui suscite un dumping fiscal entre les pays de l’Union Européenne. C’est une politique qui sape la valeur de l’impôt comme outil de régulation économique, de redistribution des richesses et de justice sociale. Chaque année grâce aux mesures qui n’ont pas été prises, ce sont 20 milliards d’euros de fraude fiscale qui échappent à la collectivité.

Nous ne pouvons l’accepter comme tel. Nous ne l’avons jamais accepté. Et nous voulons remettre ces moyens au service d’une économie durable, solidaire et créatrice d’emplois.

En 2004, un autre congrès d’ECOLO avait pour titre « L’écologie, c’est l’avenir de l’économie ». Nous l’avons traduit avec la confiance que nous ont accordé les citoyens et notre arrivée dans les gouvernements régionaux par la mise en place, du plan Marshall 2.vert en Wallonie et des alliances emploi-environnement tant en Wallonie qu’à Bruxelles.

Il ne s’agit pas simplement d’aider nos entreprises à diminuer leur impact environnemental et à être plus concurrentielles. Il s’agit aussi de prendre le leadership dans les secteurs verts.

Ainsi dans la construction, il s’agit de miser à 200% sur l’isolation des bâtiments publics et privés.

C’est trois fois gagnant :
- c’est créer de l’emploi,
- diminuer les charges
- et participer à l’effort climatique dont nous sommes plus que jamais conscients de l’urgence après l’échec de Copenhague.

Réussir la transition écologique de notre économie, c’est un défi passionnant. L’enthousiasme de Benoît Coppée est communicatif. Il indique qu’on peut prendre du plaisir et mobiliser tout un pays à son sujet.

Mais cette prospérité nouvelle n’aurait pas de sens si elle n’était pas mieux partagée. Alors que la croissance du PIB a été quasi ininterrompue pendant des années, la part des salaires dans les revenus mondiaux n’a fait que diminuer par rapport aux revenus des capitaux. Et ceux-ci contribuent trop peu au financement des fonctions collectives et de la solidarité.

Notre société est de plus en plus duale, entre celles et ceux qui gagnent trop et celles et ceux qui gagnent trop peu, même en travaillant dur.

Mais pas de fatalité ! Il faut se battre, avec les partenaires sociaux et la société civile, pour le maintien d’une sécurité sociale forte, modernisée, refinancée et fédérale, évidemment fédérale, qui puisse répondre aux nouveaux enjeux de la solidarité et du vieillissement, assurer le financement des pensions, augmenter les pensions les plus basses, relever les minima sociaux et salariaux, individualiser les droits sociaux... autant d’urgences qui nécessitent de renforcer le financement de la sécu, notamment en faisant participer les revenus du capital.

Il faut aider ceux qui veulent entreprendre et créer de l’activité utile près de chez nous, dans les PME. Les indépendants doivent aussi être davantage encouragés.

Il faut aussi donner des moyens au secteur non-marchand, qui crée du lien social et rencontre les enjeux de vieillissement…

Il faut rouvrir le chantier de réflexion du temps de travail, merci à Guy Fays et Michel Renard pour leurs interventions en la matière, pour donner une place à chacun dans la société.

Changer d’indicateurs, réguler la finance (et pas seulement dans les mots), réussir la transition écologique de notre économie, mieux répartir les richesses et lutter contre les inégalités, c’est avec ce projet que nous allons aux élections.

Avec nos amis de Groen ! nous formons une famille politique et la seule force de proposition soudée par delà les crises qui secouent ce Pays. C’est notre définition de la plus value à la Belge. Groen et Ecolo, ensemble nous sommes convaincus qu’il faut réellement une vision, un souffle pour l’avenir. C’est cela que les écologistes du Nord comme du Sud proposent à ce Pays.

Depuis les élections de 2007et on l’a vu ce week-end encore, certains au nord et au sud de ce pays se nourrissent de provocations, de petites phrases à l’égard de l’autre communauté. Nous, nous sommes vierges de toute agressivité communautaire. . On peut être ferme sur l’essentiel sans agresser l’autre Communauté, en essayant de contribuer à des solutions. Nous continuerons sur cette voie, si nous sommes en position d’y participer. A la provocation, nous opposerons le respect, l’ouverture et le dialogue.

C’est par le respect à l’égard de l’autre communauté et par une volonté d’assumer aussi notre part du destin que nous pourrons négocier des réformes qui non seulement donneront des perspectives à notre pays, mais permettront aussi des avancées en matière de gouvernance. comme la circonscription fédérale qui nous est chère et qui commence à faire son chemin dans les esprits.

Logiquement, on a pu entendre depuis l’annonce de la tenue des élections des citoyens mécontents, qui ne comprennent pas pourquoi le monde politique n’a pas été capable de s’entendre et de poursuivre son travail. Ces réactions sont légitimes. Nous avons, nous aussi, exprimé toute notre colère lorsque certains partis ont choisi de provoquer la crise !

Avec Groen !, nous avons tout fait, malgré que nous soyons dans l’opposition, pour trouver des solutions et aider les négociations institutionnelles à aboutir. Malheureusement sans succès. Certains ayant préféré la rupture au dialogue. Nous ne voulions pas de ces élections parce que les citoyens et les entreprises belges – pensons au travailleurs d’Inbev, d’Opel... - nos entreprises et nos travailleurs subissent toujours de plein fouet les conséquences de la crise.

Mais les élections ont lieu. Nous disons donc aux citoyens : le 13 juin, allez voter ! Ne pas aller voter serait un renoncement.on ne construit pas l’avenir à coup de renoncements. on ne construit pas un projet de société sur le renoncement.Ne pas aller voter, c’est abandonner le terrain à la violence des extrêmes et à la loi du plus fort. Renoncer à aller voter, c’est renoncer à un droit pour lequel d’autres se sont battus avant nous ici et se battent encore aujourd’hui ailleurs… parfois jusqu’à en mourir.

Le 13 juin, nous serons tous ensemble pour construire et assumer l’avenir !

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