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Programme Emploi - Activités - Temps

Depuis quelques années, avec une accélération suite à la crise économique, le taux de chômage oscille aux alentours de 15 % en Wallonie et de 20 % à Bruxelles. Il s’élève à un peu moins de 8 % en Flandre.

A l’échelle du pays, ce sont un peu plus de 700 000 personnes qui sont exclues du marché du travail. Parmi celles-ci, on trouve les chômeurs indemnisés, les jeunes dits en « stage d’attente », les demandeurs d’emploi sanctionnés par l’ONEm, les prépensionnés …

A ce triste constat, s’ajoute le fait que la qualité des emplois se détériore. Les contrats sont de plus en plus précaires et flexibles. Le travail à temps partiel, par exemple, a connu une ascension fulgurante ; il atteint aujourd’hui près de 30 % de l’emploi total. Or, on sait que ce type de travail touche davantage les femmes (il concerne 42 % des travailleuses contre 11 % des travailleurs masculins) et est souvent contraint. De même, le recours aux contrats à durée déterminée (12 % des contrats) ou aux contrats intérimaires (plus de 90 000 personnes tous les jours travaillent sous ce statut) est de plus en plus fréquent.

En outre, pour nombre de travailleurs, le stress ne cesse d’augmenter. Le travail en sous-effectif, la pression à la productivité, la mise en compétition avec les collègues, la rémunération liée aux résultats, la prestation d’heures supplémentaires, les menaces de licenciement, la sécurité ou l’environnement déficients sur les lieux de travail ou l’exigence de disponibilité à toute heure… ont des conséquences sur le bien-être, la vie privée et la santé des travailleurs, d’une part, sur le climat général de travail, d’autre part.

Parallèlement, le travail ne donne plus un droit automatique à des revenus suffisants pour vivre dignement et répondre aux besoins fondamentaux des ménages (ainsi, 5 % des travailleurs vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté). Au contraire, les inégalités de revenus augmentent et les formes de rémunération non solidaires se développent.

Bref, l’emploi et les revenus sont mal répartis … tantôt au détriment des jeunes, des seniors ou des femmes, tantôt au préjudice des moins qualifiés et des plus fragilisés.

Les politiques fédérales d’emploi menées ces dernières années n’ont bien souvent qu’aggravé la détresse des demandeurs d’emploi et la précarité des travailleurs : plan d’activation qui sanctionne et exclut les chômeurs, politiques de formation insuffisantes, concertation sociale fragilisée et dialogue entre partenaires sociaux de plus en plus difficile, budget fédéral important octroyé à la mise à l’emploi sous contrat « titres-service » trop précaires, politiques quasi exclusivement centrées sur le cout du travail et les aides à l’emploi qui excluent certaines catégories de personnes …

Ecolo ne peut accepter ces politiques « résignées », qui s’accommodent d’un tel taux de chômage, qui accompagnent les pertes d’emploi plutôt que de les combattre et qui détricotent la qualité de l’emploi et des revenus. Pour Ecolo, une société de plein emploi reste l’idéal à poursuivre. Ecolo propose des politiques de création d’emplois, qui répondent aux besoins des citoyens et aux défis de notre époque tels que le dérèglement climatique, la crise énergétique, le vieillissement de la population … Ecolo promeut également des emplois réellement « convenables », qui respectent les personnes qui les occupent. Ecolo souhaite mener des politiques solidaires qui permettent aux citoyens de trouver leur place dans notre société, des politiques qui intègrent donc aussi la redistribution du travail et la qualité de vie.

 

Nos propositions concrètes

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